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Paka

J'ai eu la "chance" de connaître un des phénomènes les plus meurtrier de la planète: un cyclone, et quel cyclone!

J'habite sur l'île de la Réunion, un DOM français situé dans le sud ouest de l'océan Indien, entre Madagascar et Maurice. J'avais déjà 2 cyclones à mon expérience: CLOTILDA en 1987, et FIRINGA, un sacré météore, en 1989.

Mais ces deux phénomènes parraissent bien ridicules, comparé a PAKA, un supertyphon qui frappa durement l'île de Guam et de Rota, le 16 Décembre 1997.

J'avais eu la chance de pouvoir partir à Guam avec mon oncle, qui était venu me chercher en France lors de vacances pour venir passer 2 semaines ( Noël compris ) dans l'archipel des Mariannes ( USA).

Cette île réserve une grande base militaire. J'étais très content à l'idée de passer des vacances dans ce paradis tropical: même si nous étions en "saison cyclonique" je me disais que vu la taille de l'île, il était bien peu probable qu'un typhon nous heurte.

Mais PAKA ne l'a pas entendu de cette oreille.

Le Pacifique Nord Ouest est bien connu pour ses nombreux et violents typhons, mais l'année 1997 fût une année exceptionnelle: une bonne quarantaine de phénomènes...dont 5 ou 7 "Supertyphon" ou à la Française, "cyclone tropical très intense".


Dès le 10 Décembre, j'entendai déjà parler d'un Typhon, qui nous venait droit dessus, et je me disai "Encore un qui ne passera pas...et puis, ce ne sont que des vents et de la pluie, comme d'habitude..." Bref, je n'étais pas du tout inquiet.

Mais j'ai vite changé d'avis, lorsque j'entendis parler de vents à plus de 250 km/h.

Vers le 14, la houle cyclonique était déjà forte: creux de 6 mètres. De plus, la pression du phénomène était faible: moins de 900 mmb.

Le 15, les conditions météo se sont dégradées et nous étions déjà en alerte: les pluies commençaient à tomber fortes, les masses nuageuses les moins actives du Supertyphon PAKA nous interessant. Le Soir, nous sommes passés en alerte maximale (Interdiction de sortir).

Le 16 Décembre au matin, vers 6 heures, la télé locale a arrêté ses programmes, si je me souviens bien. La radio ne cessait de répéter que PAKA était toujours au stade de STY, et qu'il nous venait droit dessus: les vents soufflaient déjà en tempête-forte tempête; je me référai à l'échelle de Beaufort qu'il y avait dans un manuel de météorologie de la bibliothèque de ma chambre: par la grande baie vitrée on voyait un casino, la mer, un parc, quelques maisons et des immeubles.


La mer était déjà grosse, jusqu'à très grosse. Les pluies diluviennes faisaient déjà de la rue une rivière: le typhon n'était plus qu'à 75 km.

Puis vers 7-8 heures, c'est devenu effroyable: plus d'électricité, plus de téléphone. Les vents hurlaient littéralement. Les gros arbres se déracinaient, les poteaux éléctriques se brisaient comme des allumettes, et volaient à la verticale.

Je voyai des toits voler comme des feuilles de papier. Des voitures et des autocars étaient transportés et les vagues de la mer déchaînée, énormes, recouvraient le front de mer et innondaient les rues.

Il n'y avait plus de limites entre ciel, terre, et mer: la visibilité était réduite en raison des embruns et de la pluie. Des gens, dont la maison a été emportée, sont venus se réfugier chez nous.

Je croyais que ça ne finirait jamais. Des feuilles et de l'eau avaient réussi à rentrer dans la maison en se collant au plafond. La terrasse était jonchée de débris de toute sorte: séchoir à linge, balais, portes, cadavres d'animaux (quelle horreur...).

Puis ce fût soudain l'acalmie; la toîture avait un peu souffert et mon oncle eu juste le temps de faire quelques bricoles: 1/4 d'heure plus tard les vents soufflèrent de nouveau, très violement, mais en décroissant: le cauchemar était fini... enfin presque.

Car le 17, la ville était méconnaissable lorsque nous sommes sortis de chez nous: voitures retournées, les rues étaient ravinées, jonchées de cocotiers et de fils en tout genre. Il fallût attendre longtemps avant que l'eau ne soit remise, et le téléphone remis en service. J'ai pu appeller mes parents, qui avait vaguement entendu parler de PAKA en France.

Bref, mes vacances furent gâchées mais m'ont apporté une petite leçon de philosophie: l'homme ne peut rien contre les phénomènes naturels; il ne peut juste que les observer et s'en régaler dans le meilleur des cas.

Patrice Pernet
Ile de la Réunion, France


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